Aujourd’hui, le député français au Parlement Européen, membre de la commission de l’industrie, des technologies, de la recherche et de l’énergie a présenté son rapport intitulé « Initiative européenne sur l’informatique en nuage », dans le cadre de la Fondation pour une Europe des Nations et des Libertés, au centre d’information du Parlement Européen à Paris, accompagné de deux membres de l’équipe d’experts l’ayant assisté dans la rédaction de ce document.

Le député Schaffhauser a exposé les grandes lignes politiques de son rapport, à savoir : la communication de la commission est faussée par un a priori idéologique basé sur une ouverture sans limite des données de recherche, alors que ce concept est issu de la communauté du renseignement des États-Unis ;

les entreprises leaders du secteur numérique (semi-conducteurs, logiciels, services d’informatique en nuage) n’ont pas été associés au document de la Commission ;
la politique industrielle dans le domaine numérique doit être fondée sur la notion de filières ;

les données doivent être localisées dans l’union européenne et être traitées par des entreprises soumises à la juridiction unique d’un pays européen, pour assurer la souveraineté, l’indépendance et la liberté de nos peuples ;
il faut une révolution de l’économie de la donnée, dans laquelle ceux qui émettent la donnée doivent rester propriétaire des données et être intéressés et participation à leur valorisation.

Lors de la discussion avec la presse le député Schaffhauser a affirmé qu’une nouvelle agence européenne intégrée n’est pas nécessaire. Il faut avoir une vision plus pragmatique et partir de la volonté des États, peut-être pour créer une agence interétatique.

Il a précisé que sur la nouvelle économie de la donnée, on pouvait s’inspirer de modèles de participation des salariés au capital qui existent chez Dassault ou Auchan. Cette participation et cet intéressement des citoyens à la gestion et aux profits générés par leurs données, bien commun de tous les citoyens, est essentiel pour l’avenir de notre démocratie et de notre liberté.