Il devenait urgent de pouvoir dresser un bilan de l’action des ONG prétendument humanitaires en Méditerranée.
L’hypocrisie touche au sordide quand, à entendre ces activistes de gauche, ils prétendent ne vouloir qu’empêcher de nouvelles noyades en mer: si tel était le cas, ils se rangeraient bien vite à nos solu- tions ! Car la seule façon d’empêcher qu’il y ait des
morts en mer, c’est d’en décourager la traversée par une politique ferme, sur le modèle du No Way mis en place par l’Australie.
Plus nombreux sont les clandestins qui tentent le voyage, plus nombreux ils sont, mécaniquement, à mourir. Or, leur vendre un eldorado européen qui n’existe pas, leur faire croire que nous pouvons les accueillir alors que nous avons déjà rien qu’en France 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres, c’est les inciter à venir et donc à risquer leurs vies. L’action des ONG qui patrouillent au large des côtes libyennes pousse toujours plus de gens à la mer et encourage de facto le trafic d’êtres humains, permettant aux passeurs de prendre moins de risques et de continuer sans crainte leurs activités criminelles.
Notre allié Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur, l’a bien compris. Avec son mot d’ordre « fermons les ports » appliqué de façon intransigeante, et grâce à un partenariat avec les autorités libyennes qui ne demandaient que cela, il a en deux mois déjà permis des baisses significatives à la fois de tentatives de traversées et de décès en mer.
Mais les ONG de gauche, loin de saluer ces résultats, ne ménagent pas leurs critiques ni leurs insultes. Il faut les com- prendre: c’est leur modèle économique qu’elles défendent en poussant à l’ouverture totale des frontières. Entre leur idéologie sans-frontiériste et les bénéfices, financiers ou d’image, tirés de leur action, il est évident qu’elles n’ont aucun intérêt à l’arrêt de la submersion migratoire. Et tant pis pour les migrants noyés ou les troubles causés par cette arrivée massive de clandestins et dont souffrent les Européens sur leur sol…
Cette étude permet de faire le point, sans concession, sur le business model et les résultats discutables de ces ONG qui agissent parfois hors de tout cadre international.
Il est temps de mettre fin aux postures moralisatrices. Avec nos alliés de l’Europe des Nations et des Libertés, je demande la mise en place d’une vraie politique humaine, lucide et ferme, sur la question migratoire.

Nicolas BAY